Il ne serait
peut-être pas vain, en reprenant l’histoire de ce chemin où nous mène Vers
le sud, de ne pas perdre complètement le nord. Car somme toute, le nord
c’est bien le lieu de notre résidence habituelle, et de toutes les hégémonies.
Nous aurions
peut-être tout intérêt à comprendre d’abord le grand écart exotique qu’il nous
joue, notre nord, ici même, à domicile, sur les questions refoulées de la
psychogenèse et du sexuel, du désir et de son objet, de la pulsion et de son
destin, de la jouissance et de notre socialité hypnotisée par le spectacle et
la marchandise. Nous verrions peut-être mieux, ainsi assuré de ce bagage de savoir
local, s’il est opportun de nous engager comme ces femmes dans des voyages
lointains, coûteux, et au fond si peu exotiques.





